Revendications intermédiaires

Adopté lors de l’assemblée du 25/12/2025 et mis-à-jour le 20/01/2026.

Nos revendications s’adressent principalement à l’ULB. En attendant la réinternalisation, nous réclamons;

(1) L’accès à tous les services avec le tarif « personnel de l’ULB »

  • cantine,
  • minerval réduit pour les enfants,
  • la carte ULB Sport et ULB Culture,
  • crèche,
  • service médical,
  • wifi.

Il s’agit de mesures qui ne coûtent quasi rien à l’ULB et qui peuvent déjà faire la différence.

(2) La fin des amendes et des contrôles hyperstressants mis en place par l’ULB

Les travailleureuses sont hypercontrôlé.es:
– les contrôles au sein de ISS,
– les contrôles des bridagiers de l’ULB,
– les contrôles mené par une entreprise externes (Calypso).
Nous voulons la disparition de ces différentes couches de contrôles stressantes et inutiles.
En attendant, nous voulons que les contrôles soient respectueux (la nouvelle brigadière ne s’est même pas présentée aux nettoyeureuses) et qu’ils cessent d’être arbitraires. Par exemple :
– il n’y a aucun sens à contrôler à une heure où les étudiant.es ont re-sali les locaux,

– vu les cadences, le travail ne peut jamais être fait vraiment en profondeur, et il est toujours possible de trouver des reproches à faire. Le contrôle doit tenir compte de ce qui est réellement faisable dans de bonnes conditions de travail.
Depuis janvier 2026, l’ULB réclame des amendes à ISS si leurs standards de qualité ne sont pas respectée. Par exemple, 1000€ a été demandé à ISS parce qu’il manquait du papier pour s’essuyer les mains dans une toilette. Or il est connu qu’il y a régulièrement des vols de papier dans les toilettes. Cette situation de mise à l’amende met énormément de pression sur le personnel.

(3) Le contrôle de la santé physique et psychologique par l’ULB

A l’ULB, il existe un service chargé de la Prévention et la Protection du travail. Ce service a une assez grande indépendance (il est légalement protégé des pressions au sein de l’université). Il est formé de professionnel.les (en sciences du travail, en psychologie, …) qui peuvent intervenir lorsque se posent au travail des problèmes de santé physiques ou psychologiques, des problèmes de stress, des problèmes de non respect des lois du travail (par exemple la convention collective 104 qui impose d’adapter le travail pour les travalleureuses de plus de 45 ans, mais qui n’est jamais appliquée) etc.

Des problèmes, il y en a énormément dans le nettoyage. Nous demandons que l’ULB confie un suivi de tous ces problèmes dans le cadre du service de Prépention et de Protection du travail. Ce travail de suivi doit être totalement indépendant du contrôle de la qualité du nettoyage. Il doit déboucher sur des recommandations que l’ULB devra prendre en compte pour améliorer des conditions de travail et de santé. L’ULB devra entre autres les intégrer dans une charte qui encadrera les nouveaux appels d’offre. 

(4) La rédaction d’une charte, la participation au cahier de charge et à la sélection des firmes sous-traitantes

Cette revendication nous a été conseillée à Paris. Les nettoyeureuses sont immédiatement concernée.s par le contenu des appels d’offre, et ont une expertise sur les points qui posent le plus de problèmes pour leur santé et leur bien-être. Leur avis doit être pris en compte, par exemple en  les intégrant à une charte contraignante pour les firmes qui veulent répondre à l’appel d’offre.

(5) L’accès à la salle Allende

Il s’agit d’une reconnaissance légitime pour le personnel dont le travail du nettoyage est largement invisibilisé et qui a été mal-traité par les brigadiers, employés par l’ULB ainsi que couverts par les autorités.

(6) La possibilité de dépasser les files pour les repas

Vu les pauses de seulement 30 minutes, nous demandons que le personnel puisse dépasser les files. Pour l’instant, cela se fait déjà en partie, mais cela devrait devenir un droit tout à fait officiel, pour ne plus dépendre de la bonne volonté des unes et des autres.

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Nous souhaitons clarifier que notre opposition porte contre le principe de sous-traitance mis en place par l’ULB et non contre l’entreprise sous-traitante. Nous réaffirmons que, l’entreprise actuelle n’est pas la pire pour les conditions de travail.  A titre d’exemple, il nous a été rapporté que des concurrents avaient des pratiques de licenciement des malades de longues durées beaucoup plus sévères. Néanmoins, rien ne garantit le maintien de l’entreprise actuelle au-delà de la période du contrat (appel d’offre tous les 4 ans) et nous refusons que la mise en compétition des entreprises retombe sur le dos du personnel du nettoyage.